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26 Jul 2012, 00:40
Message
#61
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Nouveau Membre Groupe : Membres Messages : 14 Inscrit : 23 Sep 2007 Membre no 95 415 |
Acheter les titres ne te rend pas propriétaire d'Apple mais des titres vendus. Tu entreras au conseil d'administration et tu pourras décider ce que tu veux (tu seras le seul actionnaire) mais tu ne seras pas propriétaire de l'entreprise. Les titres en question étant les actions représentatives du capital de la société, en les achetant tous tu deviens justement le propriétaire unique d'Apple... ce qui te donne le droit de ne nommer au conseil d'administration que tes deux meilleurs potes et ta mère... et de leur faire voter la distribution d'un dividende exceptionnel de 100 milliards de dollars : techniquement, tu mets bien la main sur le pognon. Sur la valorisation, il faut garder à l'esprit que les investisseurs raisonnent par comparaison. Ils utilisent des "multiples", i.e. des ratios qui rapportent la valeur de l'entreprise telle qu'elle ressort du cours de bourse aux bénéfices générés. On peut considérer plusieurs niveaux de résultat (Excédent Brut d'Exploiration aka EBITDA, résultat opérationnel aka EBIT, résultat net aka net earnings, etc.) et, par cohérence méthodologique, différentes mesures de la valeur de l'entreprise (valeur des fonds propres, valeur de l'actif, etc.) : selon les secteurs, les entreprises et le stade dans leur cycle de vie, il existe une multitude de multiples potentiellement pertinents. L'intérêt de la méthode est qu'elle permet de comparer facilement les entreprises les unes aux autres. Le P/E (price / earnings per share aka cours de bourse / bénéfice par action), évoqué plus haut, est l'un des multiples les plus utilisés sur les marchés actions. Comme tous les multiples, il permet de dire si, eu égard aux résultats générés, une action est plus ou moins chère qu'une autre : une société présentant un P/E de 25 est plus chère qu'une société présentant un P/E de 15 car pour obtenir un même niveau de bénéfice par action il faut investir une somme plus importante pour acheter ladite action. Apple affiche un P/E de 14, sensiblement en ligne avec le P/E moyen des entreprises de l'indice Dow Jones et légèrement en dessous de celui des entreprises de l'indice S&P500. On peut débattre de la pertinence du Dow Jones et du S&P500 comme élément de comparaison pour une société comme Apple mais, de manière certes superficielle, on peut aussi en conclure qu'Apple n'est pas surévaluée (en tous cas pas sur la base des résultats qu'elle génère actuellement). On peut également débattre du cours de l'action dans l'absolu ("500-600$, c'est beaucoup"), mais si la société décidait de réduire la valeur nominale de l'action (stock split : chaque détenteur d'une action valant 500$ se retrouve détenteur de 5 actions valant 100$ chacune), ça ne changerait rien : aucun impact sur le P/E (car le bénéfice par action serait réduit d'autant), aucun impact sur la capitalisation boursière, etc. |
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26 Jul 2012, 00:49
Message
#62
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![]() Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 2 238 Inscrit : 4 Jul 2002 Lieu : Le Mans Membre no 2 835 |
Je m'arrête juste là... Pas propriétaire du cash? Tu plaisantes! Non non. D'ailleurs, en fonction des statuts, il n'est pas sur que tu prennes le controle du conseil d'administration. Tu fondes une boite et tu émets desactions pour te financer, ce n'est parce qu'on achète tes actions qu'on te prend ta boite... Il existe des boites où le CA est vérouillé justement pour éviter ça. Si tu veux la boite, tu seras bien obligé de l'acheter à un moment. Acheter les actions (et donc acheter des droits de vote) c'est un peu différent... Pour Igérard: regarde les courbes comparées des progressions de titres, de l'inflation, des livret A et tu verras que globalement, la valeur progresse plus qu'ailleurs, mais avec plus d'accident et d'irrégularités... Cela reste un reflet de sa fonction: mettre en contact des chercheurs de capitaux et des détenteurs de capitaux... J'en ajoute une louche... Les politiques de taux d'interêt bas depuis de nombreuses années ont favorisé des afflux de liquidité. Ces flux de liquidité viennent se placer sur les marchés boursiers et ceux dont j'ai parlé (les places d'échange de "l'ombre"). Cela a favorisé aussi une créativité financière galopante avec des produits de plus en plus complexes ou les calculs de risques sont une foutaise et de la poudre aux yeux. Ces produits dérivés, dérivés de dérivés et dérivés de dérivés de dérivés présentent des flux inevaluables en terme de risque. Pourquoi tout ça ? Justement - j'y arrive- parce que tout ça représente des perspectives de gains énormes. L'encours des dérivés était grosso modo de 750 md de dollar en 2008, aujourd'hui il fait 3 fois le PIB mondial. Tu penses vraiment que c'est un jeu à somme nulle ??? Sérieusement ? Tu veux dire que l'on a mis en place un cable ultra rapide dans l'atlantique (celui d'Hibernia Atlantique), réservé exclusivement aux échanges de trading haute fréquence pour un jeu à somme nulle ???? Mmmmmmm Ce message a été modifié par malhomme - 26 Jul 2012, 00:51. -------------------- " - chuis fatigué... T'es pas fatigué toi ?
- Je frise le coma" |
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26 Jul 2012, 01:09
Message
#63
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Nouveau Membre Groupe : Membres Messages : 14 Inscrit : 23 Sep 2007 Membre no 95 415 |
Il me semble bien que le seul moyen de gagner est de tricher en manipulant l'information justement... rumeurs, info confidentielles & co. La bourse est devenue un casino géant La Bourse est un casino si on ne triche pas On s'éloigne du sujet mais la question de l'asymétrie de l'information est intéressante. Il ne faut pas confondre à mon sens : - d'une part, le fait d'utiliser une information privilégiée (i.e. une information précise, non publique et susceptible, si elle était divulguée, de faire bouger le cours de bourse) pour en tirer un profit en bourse : ça c'est bien entendu illégal ; - d'autre part, le fait d'être mieux à même que le reste du marché de collecter et d'analyser le volume incalculable d'informations publiquement et légalement disponibles sur une société, ses concurrents, ses fournisseurs, ses clients, ses marchés, etc. pour se former une opinion et investir en conséquence : ça c'est du talent et c'est parfaitement légal. Autrement dit il peut y avoir une asymétrie d'information sans qu'il y ait forcément "triche", ne serait-ce que parce que la veuve de Carpentras n'a pas accès aux mêmes ressources qu'un analyste financier... Je m'arrête juste là... Pas propriétaire du cash? Tu plaisantes! Non non. D'ailleurs, en fonction des statuts, il n'est pas sur que tu prennes le controle du conseil d'administration. Tu fondes une boite et tu émets desactions pour te financer, ce n'est parce qu'on achète tes actions qu'on te prend ta boite... Il existe des boites où le CA est vérouillé justement pour éviter ça. Tu as tout à fait raison, c'est le cas en droit français des sociétés en commandite par action et c'est ce qui permet à Arnaud Lagardère de garder le contrôle de la boîte à papa avec un pourcentage ridicule du capital. Autres exemples : Michelin et Etam... mais ils se comptent sur les doigts d'une main (peut-être de deux mains !) sur la bourse de Paris. Je ne sais pas si cette forme de gouvernance existe en droit US mais s'il y avait quelque chose du genre chez Apple j'imagine que, vu le rôle-clef de Steve Jobs dans l'histoire de la société, si Apple n'était pas OPA-ble ça se saurait (perso j'ai pas cherché...). En revanche le capital de Facebook est constitué de deux classes d'actions, dont une sans droits de vote (ou une avec des droits de vote doubles ou triples, je ne sais plus) : avec les actions qu'il détient, Zuckerberg contrôle le conseil d'administration (en droits de vote), tout en ne détenant qu'un faible pourcentage du capital. On s'éloigne encore plus du sujet, mais bon... |
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26 Jul 2012, 02:32
Message
#64
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Adepte de Macbidouille ![]() Groupe : Membres Messages : 161 Inscrit : 30 Nov 2001 Membre no 1 454 |
J'ai lu ton post, un point: tu ne mets pas du tout la main sur le cash. Acheter les titres ne te rend pas propriétaire d'Apple mais des titres vendus. Tu entreras au conseil d'administration et tu pourras décider ce que tu veux (tu seras le seul actionnaire) mais tu ne seras pas propriétaire de l'entreprise. Le titre est suposé être le reflet des perspectives mais aussi de la taille de l'entreprise (c'est de cela que je parlais), de l'ensemble des titres émis et bien sur de leur prix d'emission, etc... Bref de plein de choses , du chiffre d'affaire (comparons par exemple Apple et Veolia, en 2011, 108 md pour l'un, 24 000 md pour l'autre). Mais oui bien sur tu as raison, aussi de la marge,.. En fait surtout l'EBITDA. Vous avez surement entendu ce terme. c'est l'équivalent en français de l'excédent brut d'exploitation (la marge opérationnelle quoi). C'est quoi ? 1) On prends le CA (tout ce que vous avez vendu, peu en importe le cout, les fameux 108 md) 2) En on enlève le cout des matières première, des fournitures : on obtient la marge commerciale 3) A la marge commerciale on enlève la consommation par des tiers (ça veur dire electricité, eau, avocats, telephone, que sais-je): c'est la Valeur Ajoutée de l'entreprise 4) à cette VA on soustrait les charges de personnel, les impots, les taxes --> on obtient l'EBITDA ou marge opérationnelle. C'est vraiment l'indicateur de base. Dire qu'il est normal que la capitalisation boursière d'Apple vaille plus cher que Veolia est discutable (ça tombe bien, on en discute) ! De plus il faut mettre en regards le prix du titre. Les titres émis n'était pas au même prix. Ensuite les titres s'échangent. Leur valeur change en fonction de la demande, des promesses de rentabilité (EBITDA)... Mais l'entrepris en'a plus rien à voir avec ça et cela ne la concerne plus. Mmm si en fait, car ceux qui ont ASSEZ d'actions participent aux décisions (conseil d'administration) donc peuvent influer sur la politique de l'entreprise. La survalorisation d'Apple (je maintiens donc mon point de vue) dépassait les promesses de rentabilité de l'entreprise et ses forces vives (d'ailleurs depuis le titer a bien baissé) Mais qu'Aplle vaille plus que Total en bourse ????? Intéressant, mais tu ne démontres pas grand chose... Que Veolia - dont je j'entend parler ici pour la 1ere fois (*), et que Total, aient beaucoup de valeur de tes yeux, c'est quoi? C'est l'infrastructure impressionnante de ces boites qui impressionne? Selon cette ligne de pensée, Facebook ne serait que du vent, ne vaudrait rien du tout... et pourtant... Facebook vaut 60 milliard de dollars, presqu'autant que Total! (aucune sympathie pour Facebook de ma part ici, si ce mauvais génie pouvait retourner dans sa bouteille, j'en serait soulagé!). Il me semble que tu as du mal à attacher la valeur d'une boite purement au profit qu'elle dégage, c'est pourtant ça le principe des investisseurs, qu'on le veuille ou non. Si mon raisonnement simple (mon autre post) ne tient pas la route, tu n'a pas montré pourquoi. Pour moi, ce raisonnement est simple mais pas simplet, et il permet de comprendre/visualiser le fond des choses. Il est celui de l'investisseur virtuel unique qui deviendrait propriétaire de tout Apple en payant sa valeur boursière du moment. Il me semble correct de dire, fondamentalement, que la valeur d'une boite, aux yeux de cet investisseur virtuel, dépend uniquement de son retour sur investissement, où: - L'investissement est la valeur boursière du moment - Le retour vient en deux parties: 1- d'abord et tout de suite, tout ce qui ne sert pas à la production et qu'on pourrait à priori liquider (cash et tous les biens non-prodcutifs), remboursant immédiatement une partie de l'investissement. Ceci vient donc en deduction de la valeur boursière pour évaluer si celle-ci est trop forte ou trop faible. 2- tous les bénéfices nets trimestriels que l'investisseur serait libre d'empocher. Dans le cas d'Apple, je le redis, l'investisseur unique virtuel a tout intérêt à acheter au prix actuel, il aurait un retour annuel de l'ordre de 10% avec perspective très probable de se rembourser la mise en 5 à 8 ans. Apple n'est pas surévalué selon moi. Ensuite on peut parler des variations court termes, c'est le bruit ambiant. Un qui joue la bourse dans ce contexte, il gagne ce qu'un autre perd et vice versa, c'est un jeu à somme nulle, et effectivement c'est alors plus proche du casino. Mais dans le long terme, la somme n'est pas nulle (en moyennant toutes les sociétés cotées), elle est largement positive. Il y a forcement augmentation de valeur, car les boites produisent, elles créent de la valeur et les investisseurs, dans l'ensemble et sur le long terme, gagnent, et c'est d'ailleurs considéré historiquement comme le meilleur type d'investissement (passif) qui existe. --------- Une note sur l'EBITDA: j'avais oublié ce concept, merci de le rappeler, et je ne le capte toujours pas très bien. Mais tu fais une erreur (sauf erreur de ma part): les impôts font partie de l'EBITDA selon Wikipedia [http://en.wikipedia.org/wiki/Earnings_before_interest,_taxes,_depreciation_and_amortization] Il me semble plus visuel de considérer l'EBITDA comme étant un certain profit "marginal" (j'aime bien ce mot), qui permet d'établir si la boite peut continuer a faire ce qu'elle fait, sans tenir compte de certains autres frais qui ne varient pas selon le volume de production, des dépenses de toute façon déjà engagées sur lesquelles on ne peut pas revenir. Est-ce que je me trompe? Je ne cherche pas a être dans la vérité absolue, juste trouver une image simple permettant de visualiser les choses dans les grandes lignes. ----------- Une note sur le mot "normal" dont on abuse trop il me semble, au point que je ne sais plus ce qu'on veut dire. Certains utilisent "normal" pour dire "juste", une valeur éthique, d'où l'expression "y'a pas de justice, c'est pas normal!". Pour moi, tout ce qui est explicable est forcément normal, même si c'est pas juste ou même scandaleux. Ainsi, il est tout a fait normal qu'Apple vaille davantage que Total car l'explication est évidente: celui qui achète une fraction d'Apple a des perspective de gains nettement supérieurs a celui qui achète la même fraction de Total. ----------- (*) Je suppose qu'on parle de Veolia en France. Je n'en est pas entendu parler, pour moi, la France, c'est loin... |
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26 Jul 2012, 07:20
Message
#65
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![]() Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 5 157 Inscrit : 12 Dec 2003 Lieu : Paris Membre no 12 463 |
Je m'arrête juste là... Pas propriétaire du cash? Tu plaisantes! Non non. D'ailleurs, en fonction des statuts, il n'est pas sur que tu prennes le controle du conseil d'administration. Tu fondes une boite et tu émets desactions pour te financer, ce n'est parce qu'on achète tes actions qu'on te prend ta boite... Il existe des boites où le CA est vérouillé justement pour éviter ça. Si tu veux la boite, tu seras bien obligé de l'acheter à un moment. Acheter les actions (et donc acheter des droits de vote) c'est un peu différent... Pour Igérard: regarde les courbes comparées des progressions de titres, de l'inflation, des livret A et tu verras que globalement, la valeur progresse plus qu'ailleurs, mais avec plus d'accident et d'irrégularités... Cela reste un reflet de sa fonction: mettre en contact des chercheurs de capitaux et des détenteurs de capitaux... J'en ajoute une louche... Les politiques de taux d'interêt bas depuis de nombreuses années ont favorisé des afflux de liquidité. Ces flux de liquidité viennent se placer sur les marchés boursiers et ceux dont j'ai parlé (les places d'échange de "l'ombre"). Cela a favorisé aussi une créativité financière galopante avec des produits de plus en plus complexes ou les calculs de risques sont une foutaise et de la poudre aux yeux. Ces produits dérivés, dérivés de dérivés et dérivés de dérivés de dérivés présentent des flux inevaluables en terme de risque. Pourquoi tout ça ? Justement - j'y arrive- parce que tout ça représente des perspectives de gains énormes. L'encours des dérivés était grosso modo de 750 md de dollar en 2008, aujourd'hui il fait 3 fois le PIB mondial. Tu penses vraiment que c'est un jeu à somme nulle ??? Sérieusement ? Tu veux dire que l'on a mis en place un cable ultra rapide dans l'atlantique (celui d'Hibernia Atlantique), réservé exclusivement aux échanges de trading haute fréquence pour un jeu à somme nulle ???? Mmmmmmm Globalement il n'est pas a somme nulle ... Je ne sais pas, ce que je comprends, c'est que globalement la masse de richesses augmente, donc si tu as assez d'argent pour tout acheter alors tu es sur de gagner... Oui, il existe bien des martingales, mais pour fonctionner elles supposent que tu aies une mise infinie... Pour les produits dérivés, très dangereux, qui font perdre l'origine de la richesse produite et le risque sous jascend, elles ont été créés justement pour une seule raison, gagner plus en misant comme au casino. On pense en particulier à la crise des subprimes, exemple clef de la perversion des produits dérivés. Ça ne dit pas qu'il n'y a pas de gagnants, il y en à, mais comme au jeu de hasard, il faut être intelligent, quand on eu de la chance, pour arrêter à temps, sinon ça finit par se rééquilibrer... Il ne reste que la triche dans cette histoire, l'asymétrie de l'information, qui va permettre d'injecter l'argent du petit joueur, du petit boursicoteur, qui croie qu'il a les mêmes chances que les initiés ;-) Ce message a été modifié par igerard - 26 Jul 2012, 07:25. -------------------- IPad 5 ou Air, 128 gigas... Superbe, exactement ce que j'attendais en terme de légèreté et de lisibilité.
Si le désir est l'essence même de l'homme, la guerre est l'essence même de la société... (Sponville) Traité du désespoir et de la béatitude Le Capitalisme est-il moral |
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26 Jul 2012, 09:22
Message
#66
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Nouveau Membre Groupe : Membres Messages : 14 Inscrit : 23 Sep 2007 Membre no 95 415 |
Une note sur l'EBITDA: j'avais oublié ce concept, merci de le rappeler, et je ne le capte toujours pas très bien. Mais tu fais une erreur (sauf erreur de ma part): les impôts font partie de l'EBITDA selon Wikipedia [http://en.wikipedia.org/wiki/Earnings_before_interest,_taxes,_depreciation_and_amortization] Il me semble plus visuel de considérer l'EBITDA comme étant un certain profit "marginal" (j'aime bien ce mot), qui permet d'établir si la boite peut continuer a faire ce qu'elle fait, sans tenir compte de certains autres frais qui ne varient pas selon le volume de production, des dépenses de toute façon déjà engagées sur lesquelles on ne peut pas revenir. Est-ce que je me trompe? Je ne cherche pas a être dans la vérité absolue, juste trouver une image simple permettant de visualiser les choses dans les grandes lignes. L'EBITDA (Excédebt Brut d'Exploitation en comptabilité française) est la différence entre les produits et les charges d'exploitation qui ont un impact sur la trésorerie. L'intérêt de cet agrégat est multiple : 1. La notion de produits et charges "d'exploitation" exclut les amortissements et provisions, le résultat financier (intérêts reçus sur les dépôts bancaires, intérêts payés sur les dette, commissions bancaires diverses et variées, plus ou moins values réalisées sur cesssions d'actifs, etc.), la fiscalité et les résultats non récurrents (coûts de restructuration par exemple) : c'est un bon indicateur de la performance opérationnelle courante/durable/récurrente de la société, en faisant abstraction de son mode de financement et de paramètres (règles d'amortissement et de provisionnement, fiscalité) qui peuvent varier significativement d'un pays à l'autre ou d'une année sur l'autre. 2. Les normes comptables laissent à la société une certaine latitude dans la comptabilisation de certains produits et charges, notamment (mais pas seulement) en termes d'amortissements et de provisions. L'EBITDA est un agrégat peu "manipulable" par la société. 3. Ce qui compte pour l'actionnaire, et ce qui in fine détermine la valeur de la société, c'est la capacité de la société à générer du cash. L'EBITDA est intéressant de ce point de vue car il fait abstraction de tous les produits et charges qui n'ont pas d'impact sur la trésorerie. |
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26 Jul 2012, 13:49
Message
#67
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Adepte de Macbidouille ![]() Groupe : Membres Messages : 161 Inscrit : 30 Nov 2001 Membre no 1 454 |
ut0bct, merci pour tes posts des plus interessants!
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26 Jul 2012, 16:01
Message
#68
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![]() Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 2 238 Inscrit : 4 Jul 2002 Lieu : Le Mans Membre no 2 835 |
Une note sur l'EBITDA: j'avais oublié ce concept, merci de le rappeler, et je ne le capte toujours pas très bien. Mais tu fais une erreur (sauf erreur de ma part): les impôts font partie de l'EBITDA selon Wikipedia [http://en.wikipedia.org/wiki/Earnings_before_interest,_taxes,_depreciation_and_amortization] Il me semble plus visuel de considérer l'EBITDA comme étant un certain profit "marginal" (j'aime bien ce mot), qui permet d'établir si la boite peut continuer a faire ce qu'elle fait, sans tenir compte de certains autres frais qui ne varient pas selon le volume de production, des dépenses de toute façon déjà engagées sur lesquelles on ne peut pas revenir. Est-ce que je me trompe? Je ne cherche pas a être dans la vérité absolue, juste trouver une image simple permettant de visualiser les choses dans les grandes lignes. Peut-être une différence que je dois creuser enre EBITDA et EBE. En compta française, l'EBE inclue les impots et taxes. Ce qu'il exclue c'est effectivement ce qui a été déjà cité (provisions, amortissements, resultats de placements financiers, etc.). C'est bien ce qu'il me semble avoir écrit (sauf quej'ai fusionné peut-être à tord les deux). en france, c'est l'EBE que votre banquier va utiliser comme indicateur de votre capacité à rembourser vos prêts (en général -mais à prendre avec des pincettes) il font comme les particuliers: la mensualité ne doit pas faire plus du tiers de l'EBE). Sinon j'ai lu une petite erreur sur les dérivés. Au départ, les dérivés sont des produits d'assurance. On s'assure sur le cours futur. C'est utile pour les matières premières par exempel qui sont volatiles. On peut comprendre que l'on souhaite s'assurer. Ils ne sont pas crées au départ "pour gagner plus" et ne sont pas "très dangereux" non plus initialement. Ils sont même très utilse. une entreprise qui dépend des cours des matières premières ne peut pas répercuter totalement ce cout si les prix flambent. D'où l'idée du produyit d'assurance: le produit dérivé. ENSUITE oui, pour des raisons de flux de liquidité à placer, on en arrive à ce que tu décrits. Mais le produits en soit est utile. ENSUITE voir la raison de la crise des subprime comme la seule éparpillation de dérivés multiples opaques et notées n'importe comment en à mon sens incomplet voire simpliste. J'ajouterais que là-dessus le avis divergent, et c'est juste le mien que je vais donner. Mais comme j'ai présenté le sujet en exam d"économie, j'ai au moins bossé dessus. Il a fallu plusieurs conditions réunies 1) la crise de2000-2001 et l'éclatement de la bulle internet 2) la décision de la FED de tomber les taux d'interêt pour eviter un credit crunch et rendre l'argent facile à emprunter (le lien taux d'interêt - accès au crédit est discutable et je vous invite à ne pas y croire) 3) La prise de l'option "immobilière": je m'explique: pour soutenir l'économie, on pousse le secteur immobilier, en favorisant l'accès au prêt 3) une struturation de prêt de type hypothécaire (on n'a très peu ça chez nous): on vous prête en fonction de la valeur que de ce que vous detenez, si votre maison double de valeur, alors vous pouvez ré-emprunter dessus et encore et encore. (Dans une strucutre de bulle immobilère vous pouvez emprunter presque sans fin sur le même bien). 4) une option forte du gouvernement et de la FED de pousser au prêt à taux variable. Il en résulte que la croissance effectivement se maintient, on peut suposer que le remède a marché. Sauf que. Si l'on regarde les revenus des américains pendant ce temps, ils stagnent puis baissent. En fait cette croissance est confisquée et ne revient pas dans les ménages. Bref ils s'endettent et s'apauvrissent à la fois. Là interviennent nos fameux dérivés. Les prets immobilier font l'objet de produist dérivés qui assurent les prèteurs. Les emprunteurs sont rangés dans deux grandes cases, les "sans risques" ou "prime", et les risqués ou "subprime". Tous ces produits d'assurance, puisque nous sommes enfait dans une bulle immobilière, s'emettent par milliards de dollars, et se valorisent très vite, puisque les américians n'en finissent pas de construire, de préter etc etc. On estdans une bulle; le monde entier veut de ces titres. Et tout le monde partout achètent ces beaux produits très rentables. C'est un noeud du probleme: l'anti-darwinisme de la finance. La vie n'a de cesse de créer de la diversité, des formes nouvelles, de tester des choses. C'est ma référence au Darwinisme. La planète financière fait le contraire : tous font la même chose de la même façon partout au même moment avec les même outils. Bref l'anti Darwinisme. or je l'ai dit nos americains empruntent à tour de bras, vivent à crédit (peu d'épargne historiquement là-bas) mais ne gagnent pas plus. Les fruits de la croissance partent... ailleurs que dans leur poches. A force, évidemment les défaillances de paiement des crédit explosent audelà de la normale et s'accélèrent, la bulle éclate. Mais Greenspan, alors à la tête de la FED, continue à faire des discours où il pousse les américains à s'endetter à taux variable (si si véridique !). le seuil des défaillance est tel que les produits du compartiment subprime perdent toute leur valeur entrainant des pertes importantes pour tous le smoutons qui ont investi dedans, mais plus grave, chasse le sgens de leur maison car ils ne peuvent plus payer les monceaux de prêts qu'ils ont souscrit dont en plus les taux explosetn( je vous rapelle, il sont variable). etcomem la bulel explose et que les taux grimpent, les défaillances explosent encore plus ! Vous voyez quil faut plus que des produits dérivés. Il faut une structure de prêts spécifique, des choix politiques et économiques spécifiques aussi pour en arriver là... Désolé pour la longueur. -------------------- " - chuis fatigué... T'es pas fatigué toi ?
- Je frise le coma" |
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26 Jul 2012, 16:54
Message
#69
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![]() Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 5 157 Inscrit : 12 Dec 2003 Lieu : Paris Membre no 12 463 |
Et si on en croit 'Inside Jobs', je ne sais pas tout le crédit que l'on peut apporter à ce documentaire... Mais il semble que cette fameuse crise a été causé, renforcée par les conflits d'intérêts entre les banques et les organismes de notations...
-------------------- IPad 5 ou Air, 128 gigas... Superbe, exactement ce que j'attendais en terme de légèreté et de lisibilité.
Si le désir est l'essence même de l'homme, la guerre est l'essence même de la société... (Sponville) Traité du désespoir et de la béatitude Le Capitalisme est-il moral |
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26 Jul 2012, 17:56
Message
#70
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Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 1 880 Inscrit : 11 Apr 2012 Membre no 175 864 |
Inside Job, pas Jobs !
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26 Jul 2012, 18:05
Message
#71
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![]() Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 2 238 Inscrit : 4 Jul 2002 Lieu : Le Mans Membre no 2 835 |
Et si on en croit 'Inside Jobs', je ne sais pas tout le crédit que l'on peut apporter à ce documentaire... Mais il semble que cette fameuse crise a été causé, renforcée par les conflits d'intérêts entre les banques et les organismes de notations... Ca ne suffit pas à faire une crise, qui plus est mondiale. Ces conflits d'intérêts, s'ils existent, existaient il y a 10 ans et existent encore. Je crois plus à l'incompétences des agences de notation, et à leur inaptitude ici à mesurer les risques. L'idée générale est la suivante. On est des autruches. Si on en voit pas les risques c'est qu'il n'y en a pas. Donc pour annuler les risques, il suffit de se cacher les yeux. -------------------- " - chuis fatigué... T'es pas fatigué toi ?
- Je frise le coma" |
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28 Jul 2012, 13:40
Message
#72
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Macbidouilleur d'argent ! ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 637 Inscrit : 15 Jul 2007 Membre no 90 669 |
Mais pour rester plus ou moins dans le sujet de l'article (les résultats d'Apple et indirectement sa valuation) je réfute la notion de bulle, car je maintiens qu'Apple est largement sous-évaluée. Mon raisonnement est simple. Imaginons que j'achète la totalité d'Apple pour sa valeur boursière d'aujourd'hui (chose impossible je sais, cette monumentale transaction hypothétique elle-même en affectant le cours), j'aurais besoin d'aligner quelques 500 milliards de dollars, mais tout de suite je mets la main sur les 100 milliards de dollars de cash d'Apple. Ensuite, tous les profits trimestriels, je les empoche aussi. Vues les perspectives raisonnables de croissance d'Apple, en 5 a 8 ans, je rembourse ma mise totale, et ensuite je suis toujours propriétaire de tout Apple. A y penser, je me demande bien ce qui me retient, c'est dommage de laisser ces 500 milliards de dollars à dormir sur mon petit compte de Caisse d'Épargne! On est pas du tout en situation de bulle! Il faudrait aujourd'hui multiplier la valeur d'Apple par au moins 5 pour commencer à parler de bulle, IMHO. Nous ne sommes pas dans une bulle mais je trouve tes calculs largement surévalués. Apple a fait un peu moins de 9 milliards de profit ce trimestre. Soit 36 milliards à l'année, tu es loin de récupérer tes 400 milliards en 5 ou 8 ans à ce rythme. C'est ce qui fait que l'action ne vaut pas plus. Et les perspectives de croissance.... Bien sur qu'Apple va croitre encore, simplement ce trimestre ils croissent moins vite que le marché. +28% par rapport à l'année dernière alors que le marché à pris 42% dans la même période. Samsung avec qui ils étaient en compétition l'année dernière à presque vendu le double ce trimestre (50 millions, les S2 et S3 étant devenus les mobiles les plus vendus). Pas évident qu'ils continuent à avoir les mêmes profits dans les années à venir, surtout que depuis la disparition de SJ, je ne vois pas de réelles innovations (siri était sur les rails avant) que des innovations de gestionnaires, plus fin, plus plat, plus de résolution. Donc le futur d'Apple reste incertain sur le long terme, bien qu'à court terme il soit vraiment robuste. (C'est la même chose pour Google ou Facebook voire pour Microsoft). Bon l'action se maintient. Il y a toujours un peu d'anticipation de la part des investisseurs, l'action est montée un peu avant la publication des résultats, a fait une chute à leur publication et remonte doucement à son niveau. Apple performe très bien sur les marchés nouveaux, ils font 84% de plus sur le marché des tablettes, mais ce marché est en recul (marché de luxe en temps de crise). 5 a 8 ans cela fait RIM ou Nokia en 2004 ou 2007. Qui aurait pu penser qu'ils en seraient là aujourd'hui? |
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28 Jul 2012, 14:19
Message
#73
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![]() Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 5 157 Inscrit : 12 Dec 2003 Lieu : Paris Membre no 12 463 |
Pour ce qui est de l'innovation en terme de produit... On va considérer plutôt ces dates là à mon avis ...
1998 : iMac 2001 : iPod 2007 : iPhone 2010 : iPad Tout le reste sont des évolutions importantes des produits, des réussites en terme de design et autres, mais on ne peut attendre d'une entreprise qu'elle crée un produit qui crée un nouveau marché ou en fait exploser un existant aussi fréquemment. Il est bien trop tôt pour juger de la nouvelle équipe. Pour le moment, le MBP retina est un beau produit, finalisé sous cette nouvelle direction, c'est un bon début. La prochaine échéance c'est l'iPhone 5, si ils décoivent, il est clair que l'action va dévisser sérieusement. Et on verra ce que Apple va faire avec la TV, pas très excitant. Perso j'aimerais surtout que sur le front de iOS, en terme d'ergonomie, ça évolue vraiment, surtout pour la tablette. Ils ont finalisé Mountain Lion, on peut espérer quelques évolutions au niveau de iOS, de vrai évolutions en terme d'ergonomie, sans pour autant tomber dans l'UI de Geek, il y a maintes choses à améliorer sur ce terrain là. Et connaissant comment les grosses boites fonctionnent en terme de politique, je pense que ça ne doit pas être triste en ce moment en haut de la hiérarchie, vu que le Lion est mort... Je suis curieux de voir si un vrai leadership en terme de produit émerge ou bien est ce que Apple va faire comme en 1986-1996 décliner doucement et après un certain temps violemment... Ce message a été modifié par igerard - 28 Jul 2012, 14:20. -------------------- IPad 5 ou Air, 128 gigas... Superbe, exactement ce que j'attendais en terme de légèreté et de lisibilité.
Si le désir est l'essence même de l'homme, la guerre est l'essence même de la société... (Sponville) Traité du désespoir et de la béatitude Le Capitalisme est-il moral |
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28 Jul 2012, 15:11
Message
#74
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Macbidouilleur d'Or ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Groupe : Membres Messages : 1 608 Inscrit : 1 Jul 2006 Membre no 63 808 |
J'espère que techniquement, ils vont se mettre à rebosser sérieusement sur OS X. Moutain Lion n'apporte vraiment rien, alors qu'ils pourraient faire beaucoup de choses vraiment sympa
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