CITATION(gaspou @ 6 Oct 2006, 07:57) [snapback]1919291[/snapback]
benegui: n.m. (v. 1331; lat. viscum et bene). variété comestible de la plante parasite qui pousse sur les branches de certains arbres (poirier, pommier, peuplier, plus rarement chêne). "A la suite d'une bévue anciliaire, du bénégui a été mélangé à la préparation des conserves de cercifix, c'est parfaitement dégueulasse" (SAN KUKAI).
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Les origines du mot
benegui sont relativement limpides, puisque tout le monde sait que
guig signifie « pieu » en berbère. Il existe d'ailleurs dans l'Atlas (la région, pas le livre) une tribu Guig. C'est auprès de cette tribu que se sont installées des familles juives aux alentours du XVIIe siècle. De quelques unions fortuites, en dépit des interdits religieux exogamiques, est apparue la famille Benguig, à l'origine des branches Benguigui (à Dedou), Guigue (Taza) et Guiguy (Meknès).
C'est Yosaphat Benguigui, rabin kabbaliste du XVIIIe siècle, dont la science, dit-on,
était si profonde que ses descendants préférèrent détruire ses ouvrages afin d’éviter que des lecteurs non avertis ne les consultent (selon Yossef Messas, d'après Joseph Toledano), qui inventa le
benegui. Ce petit appareil, qui ressemble curieusement au
cryptex vu récemment dans un film à la mode, est inspiré de la «
Pascaline », cette calculatrice mécanique inventée par Blaise Pascal en 1642.
Le
benegui permet de calculer rapidement la somme de la valeur des lettres composant les mots hébraïques. C'est ainsi que Yosaphat Benguigui calcula que son nom possède deux
guimel et deux
yod, dont la somme est égale à 26, chiffre qui est aussi la
guématria du nom de Celui dont on ne dit le nom (le fameux
tétragramme, composé des quatre consonnes
yod, he, waw et
he). Le
benegui a quant à lui une valeur numérique de 13, ce qui renverrait aux 13 principes de la foi et aux 13 mesures de la miséricorde divine.
Ayant été interrogé sur la merveilleuse invention de son ancêtre, Patrick Maurice Benguigui (Patrick Bruel à la scène) prétend posséder un exemplaire de cet appareil. Le second
benegui connu est exposé au Musée Eretz Israël de Tel Aviv.