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polyzargone
posté 2 Mar 2015, 14:26
Message #1


Macbidouilleur d'Or !
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Les Bootloaders sur Hackintosh



Afin de vous aider à choisir quel est le bootloader le plus adapté en fonction de votre configuration et de vos attentes, et surtout à comprendre leur fonctionnement général, voici un point sur les bootloaders utilisés actuellement sur Hackintosh.

Il ne s’agit pas ici de dire quel est le meilleur ni même de vous en recommander un plus qu’un autre. Libre à vous d’utiliser celui qui vous convient le mieux et avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise.

Précisons d’emblée que même si le choix d’un bootloader est important et indispensable pour vous lancer dans l’aventure, cela n’a rien de définitif. Vous pouvez à tout moment en changer et même pourquoi pas, en utiliser plusieurs simultanément.

Il est fortement recommandé de lire au moins une fois la FAQ Générale du Hackintosh et plus particulièrement la partie consacrée aux termes techniques qui seront employés ici-même et sur lesquels nous ne reviendront pas. Un petit coup d'œil à celle consacrée aux Boot-Flags ne serait pas non plus de trop smile.gif

Mais avant toute chose commençons par expliquer ce qu’est un bootloader :

Le principe :

Comme vous le savez, Apple n’a pas du tout conçu OS X pour qu’il s’installe sur n’importe quel ordinateur. Sans rentrer dans les détails, disons que "en gros", OS X a besoin d’un EFI sauce Apple (L’EFI est un standard mais bien sûr, Apple ne fait rien comme tout le monde wink.gif. ) La solution est donc de simuler un EFI pour berner l’installeur d’OS X et lui faire croire qu’il est bien sur un vrai Mac.

C’est précisément ce à quoi servent les bootloaders.

En pratique :

Sur Hackintosh, il en existe trois qui ont leur propre organisation et leur propre fonctionnement. Dans les faits, le principe reste toutefois plus ou moins le même, à savoir charger les kexts indispensables et surtout des fichiers de configuration.

Commençons donc par ordre d’ancienneté.

Chameleon/Chimera/Enoch :


On parle souvent de Chimera car c’est celui que le fameux site TonyMacx86 utilisait et mettait en avant (jusqu'à OS X 10.11 El Capitan). Il faut savoir que Chimera est en fait une déclinaison de Chameleon. Donc il n’y a en fait aucune différence lorsque l’on parle du type de bootloader utilisé. Chameleon = Chimera et vice versa. Tenez en compte lorsque vous posterez sur le forum. Par exemple, si on vous demande si vous utilisez Chameleon, ne répondez pas : "Non, j’utilise Chimera" wink.gif

NB : Depuis El Capitan, ni Chameleon, ni Chimera ne sont capables de démarrer OS X. Il faut désormais utiliser Enoch, une autre déclinaison de Chameleon pour cela.

Fonctionnement :

Chameleon se résume à 2 choses : un fichier boot (caché à la racine du disque le plus souvent) et un dossier Extra. À noter que le fichier boot peut être déplacé (et non pas copié) dans la partition EFI, à sa racine, pour utiliser le mode UEFI si votre carte-mère le supporte. Le dossier Extra quant à lui doit rester à la racine du disque.

Un dossier Extra standard comporte au minimum un fichier org.chameleon.Boot.plist et/ou un dossier Extensions où se trouvent les kexts supplémentaires nécessaires au démarrage.
C’est dans ce fichier que se trouve l’ensemble des réglages qui permettent à OS X de démarrer. Parmi ces réglages se trouvent ce que l'on nomme le plus souvent des "boot-flags" (une notion commune à l’ensemble des bootloaders). Ils déterminent un certain nombre de paramètres comme par exemple le mode de démarrage. Les plus connus et les plus utiles sont :

• -v pour le mode dit verbose ou diagnostic (utile pour identifier l’origine d’un blocage)
• -f pour forcer à ignorer le cache (au cas où celui-ci serait corrompu)
• -x pour démarrer sans les extensions (au cas ou un ou plusieurs kexts poseraient problème)
• -F qui permet notamment d'ignorer tous les réglages contenus dans le org.chameleon.Boot.plist (et pas seulement les boot-flags)

Pour une liste assez complète mais malheureusement pas toujours très à jour, rendez-vous ici (en anglais)

Sinon, lisez notre FAQ dédiée aux Boot-Flags.

Gardez à l'esprit qu'il vaut mieux essayer un boot-flag avant de l'inscrire pour de bon dans le org.chameleon.Boot.plist
S'il ne fonctionne pas ou ne donne pas les résultats escomptés, un simple redémarrage l'annulera tandis qu'il sera plus compliqué de l'enlever s'il venait à bloquer votre système.

L’utilitaire Chameleon Wizard permet de configurer finement ces réglages et ce avec une interface graphique. Il reste toutefois possible d’ajouter "à la main" des boot-flags non prévus. Il permet également d’autres choses bien pratiques comme par exemple, la possibilité d’avoir un clavier FR et non QWERTY au démarrage de votre Hack. Bref, indispensable !

Le dossier Extra peut également contenir d’autres fichiers de configuration comme des DSDT/SSDT ou le SMBios ainsi qu’un dossier Theme pour personnaliser son écran de boot.

Clover :


Clover se destine principalement aux possesseurs de cartes-mères UEFI. Celles-ci sont capables de gérer correctement et de démarrer les partitions EFI qu’utilisent les OS modernes : Windows depuis la version 7 64bits, Linux et ses récentes distributions et enfin OS X, même si comme nous l’avons vu, l’EFI version Apple est un peu différent de l’EFI tel qu’il a été standardisé. Là aussi, Clover va servir à simuler un EFI compatible OS X.

En conséquence, Clover nécessite (ce n’est pas une obligation) l’utilisation du schéma de partition GUID*. Ce schéma créé automatiquement une partition EFI en plus de la partition où sera installé l’OS. De plus, l’utilisation du GUID et de Clover automatise également la création d’une partition Recovery HD, comme sur un vrai Mac. Cette dernière permet en principe de réinstaller OS X en cas de pépins, sans repasser par la clé d’installation, de vérifier/réparer les partitions (mais pas de réparer le disque entier puisqu'il contient cette partition Recovery HD) ou encore de procéder à une restauration Time Machine (ce qui n’est plus possible depuis Yosemite en passant directement par la clé, à moins d'utiliser la fonction createinstallmedia). Cependant, en cas de problème sérieux au niveau du disque, elle ne servira pas à grand chose. Il est donc conseillé de toujours garder une clé de secours au cas où. Clover permet de démarrer sur cette partition, ce qui est moins évident avec Chameleon/Chimera/Enoch.

Fonctionnement :

Il existe deux types d’installation pour Clover. Précisons tout de même qu’il existe pas mal de façons de l’installer selon que l’on utilise le schéma GUID*, MBR*, que l’on dispose d’une carte-mère compatible UEFI ou pas, etc…. Nous vous invitons à vous renseigner sur Clover car le sujet est assez vaste. Nous allons donc nous concentrer sur les deux plus courantes.

En mode UEFI : il s’installe dans la partition EFI mais il n'installe pas de fichiers de boot.
Les drivers utilisés sont ceux du dossier Drivers64UEFI.

En mode Legacy : un fichier "boot" est installé soit à la racine du disque, soit à la racine de la partition EFI (ou ESP pour EFI System Partition).
Les drivers utilisés sont ceux du dossier Drivers64.

Lorsque Clover est installé en mode Legacy, le fonctionnement du bootloader est similaire à celui de Chameleon/Chimera/Enoch. Cela permet aux BIOS plus anciens de détecter la partition EFI comme une partition "bootable". Dans les faits, cela ne change rien au fonctionnement de Clover ni à sa structure.

Sauf cas exceptionnels (disque formaté avec un schéma de partition MBR au lieu de GUID ou Bios trop ancien pour reconnaître les partition de type EFI par exemple), il est recommandé d'installer Clover dans la partition EFI. Ainsi, vous laisserez votre partition OS X intacte (comme sur un Mac) et vous pourrez également gérer plus simplement le multiboot ainsi que la partition Recovery HD.

Concrètement, il faut retenir qu'en mode Legacy, Clover s'installe en général à la racine du disque si le schéma de partition est MBR* et dans l'EFI si le schéma de partition est GUID*. Et ce, quelque soit le type de carte-mère, même si en toute logique, la partition EFI est plus adaptée aux cartes-mères UEFI.

Pour le reste, tout se trouve dans le dossier EFI (à ne pas confondre avec la partition EFI dans laquelle il se trouve le cas échéant). On y retrouve entre autres le config.plist qui est l’équivalent plus évolué du org.chameleon.Boot.plist, les différents drivers nécessaires, ainsi qu’un dossier kexts qui comprend, vous l’aurez deviné, les kexts non standards. À noter que le dossier kexts peut s’organiser en plusieurs sous-dossiers en fonction de la version d’OS X utilisée. Les kexts communs à toutes les versions d'OS X (comme FakeSMC.kext par exemple) seront placés dans le dossier Other de préférence.

De plus, sachez que Clover peut également gérer des configurations matérielles différentes. Par exemple, il permet de sélectionner un config.plist adapté à un portable ou une machine de bureau avant le démarrage et automatiquement. C'est très pratique dans le cas d'une clé d'installation. Ce qui nous amène finalement à une autre force de Clover : la possibilité de modifier quasiment tous les paramètres du config.plist avant le démarrage effectif. Pour cela, tapez simplement la touche O (comme Options) lorsque vous êtes sur l'écran de démarrage de Clover pour y avoir accès. C'est donc une solution très souple par rapport à Chameleon.

Dans le config.plist, se trouve l’ensemble des réglages qu’utilisera OS X pour démarrer. C'est également là que l'on définira son SMBios. Tout comme Chameleon, il utilise des boot-flags pour certaines fonctions basiques telles que le démarrage en mode verbose, en safe mode ou encore en mode single user (cf. FAQ Boot-flags).

L’utilisation de Clover Configurator est fortement conseillée pour gérer votre config.plist. Ils sont tellement nombreux que nous n’en parlerons pas ici. Pour cela, une fois encore, nous vous invitons à vous renseigner sur Clover.

Enfin, nous ne pouvons pas passer à côté de ce qui fait la grande force de Clover à savoir la possibilité de patcher les kexts "à la volée". Il s’agit en fait d’une méthode qui consiste à "faire croire" à OS X qu’un périphérique ou un paramètre (les possibilités sont très nombreuses) est bien celui auquel il s’attend sans avoir à toucher de quelque manière que ce soit au fichier d’origine ou même carrément de modifier le code à l'intérieur de certains fichiers. Cela permet ainsi de rendre compatible ce qui ne l’était pas forcément au départ.

En clair, il n’est pas nécessaire de modifier/patcher OS X pour qu’il corresponde à nos besoins. Par conséquent et comme le système n’est pas altéré, une MÀJ ne posera en principe pas de problème et le Hack se comportera comme n’importe quel Mac standard tout en conservant les "patchs" qui lui sont nécessaires. Dans les faits, ce n’est malheureusement pas toujours vrai, notamment lors d'une MÀJ majeure d'OS X, mais dans la grande majorité des cas oui.

Cela étant dit, Clover ne fait pas de miracle et ne règle pas tous les problèmes. Une carte graphique qui n’aurait aucun kext prévu pour elle par exemple ne sera plus compatible pour autant. Idem pour les composants qui ne sont pas supportés par OS X ou autrement dit, qui ne possède aucun kext. Dans ce cas, il faudra en trouver un spécifique si toutefois cela est possible.

Ozmosis :


Le cas d’Ozmosis est un peu particulier. Il ne s’agit pas vraiment d’un bootloader au sens où on l’entend avec Chameleon ou Clover dans la mesure où les choses se passent au niveau du BIOS. Mais pas uniquement. Concrètement, les BIOS UEFI sont en fait des BIOS standards auxquels s’ajoute une surcouche logicielle (reprogrammable) qui permet le boot via une partition EFI. C'est d'ailleurs grâce à cette surcouche qu'il est possible d'avoir un interface graphique plus évoluée et de pouvoir piloter le BIOS à la souris par exemple.

C’est à ce niveau qu’Ozmosis "s’intercale" et remplace certaines parties qui vont lui permettent de se comporter comme un EFI Apple. C’est pourquoi on parle de "flasher le BIOS" dans le cas d’Ozmosis. Dans les faits, l’installeur d’OS X n’a donc plus besoin de bootloader puisqu’il se croit sur un vrai Mac.

Au point de vue configuration, tout se passe lors de la création du BIOS modifié. C’est à cette étape que sont intégrés les kexts nécessaires (dont l’indispensable FakeSMC.kext) nécessaires à certaines configurations et qui permettront de gérer l’audio, les connexions réseau et/ou la puce graphique qui est parfois intégrée au processeur. C’est également à ce moment qu’est configuré le default.plist qui n’est structurellement pas très différent de celui qu’utilise Clover, le config.plist.

C’est donc le principal intérêt d’Ozmosis : tout est déjà prêt pour peu qu’on dispose d’une carte-mère supportée et que l’on ne s’éloigne pas trop de ce qui est prévu dans le BIOS modifié. Et c’est aussi son plus grand défaut. Si ce n’est pas le cas, alors les choses deviennent tout de suite plus compliquées. D’autant que l’accès aux fichiers de configuration est quasiment impossible puisque tout est intégré dans le BIOS. Il faudrait pour cela pouvoir décompiler ce BIOS, faire les modifications nécessaires puis recompiler et réinjecter ce BIOS.

Cela demande, vous l’aurez compris, des compétences de haut niveau qu’une très petite minorité possède, sans parler des nombreux tests que cela implique avant d’arriver à ce que l’on veut. Tout cela avec un risque potentiel et non négligeable d'endommager définitivement sa carte mère. Prudence donc si vous vous lancez dans ce genre d'opération.

Par ailleurs, rien ne garantit qu’une configuration fonctionnelle pour telle version d’OS X le sera pour la précédente/suivante. Ne parlons pas non plus du cas où des versions différentes d’OS X seraient amenées à cohabiter sur le même Hackintosh.

Il ne s’agit pas ici de dénigrer Ozmosis ni même d’en minimiser les qualités. Mais gardez bien cela en tête car bien souvent, lorsque les problèmes se posent, il faut en revenir aux bootloaders plus traditionnels pour les régler.

Pour toutes ces raisons, MacBidouille n’est pas en mesure d’apporter de soutien complet aux utilisateurs d’Ozmosis. Il leur faudra se tourner vers les sites qui proposent des BIOS flashés ou encore vers nos amis français de Hackintosh-Infinity.fr pour cela.

Néanmoins, nous feront tout notre possible pour vous aider dans la limite de nos compétences et comptons bien sur l’aide des autres membres de la communauté Hackintosh de MacBidouille pour vous dépanner.

* Extrait de la FAQ Générale du Hackintosh :

Citation (iVico @ 2 Mar 2015, 14:51) *
Quel type de partition et de formatage utiliser ? MBR GPT, GUID, c'est quoi et quelles sont les différences ?

Sur PC, il existe deux types de carte de partition :

1) MBR (Master Boot Record)

Le MBR est essentiellement utilisé sur les PC ne disposant pas de EFI (Extensible Firmware Environment) mais plutôt du traditionnel BIOS. C'est donc un type de partitionnement plus "universel" que l'EFI car il est reconnu par pratiquement tous les OS, qu'ils soient 32 ou 64 bits. L'inconvénient du MBR est qu'il ne permet pas de créer plus de 4 partitions Primaires par disque et que chaque partition ne peut excéder plus de 2 To de données. Dans la plupart des cas, cela ne pose pas réellement de problème mais il peut parfois s'avérer utile de créer de telles partitions.

2) GPT (GUID Partition Table)

La GPT n'est "limitée" qu'à 128 partitions, dont la taille peut dépasser largement plus que 2 To. Bref, il y a de quoi voir venir. En revanche, l'amorçage d'un OS utilisant GPT nécessite une carte mère supportant l'EFI et tous les OS ne supportent pas nécessairement l'EFI (notamment les OS 32 bits). Il reste toutefois possible de simuler un EFI (Chameleon et Clover sont fait pour ça). Autre avantage, le risque d'écraser le MBR et donc de rendre son OS non-démarrable est réduit.

Sur Hackintosh, au moment de l'installation d'OS X, vous avez le choix entre ces deux types de partitionnement. La GPT est le format natif d'OS X mais en fonction de votre installation, vous devrez choisir l'un ou l'autre.
Si votre disque dur est vierge, vous pouvez choisir GPT et le partitionner comme bon vous semble. Si vous avez d'autres partitions ou bien une installation de Windows ou autre sur votre disque, vous devrez choisir MBR car ce type de partitionnement n'effacera pas les autres partitions déjà présentes (au contraire de la GPT).

Vous devrez dans ce cas utiliser des "patch MBR" pour les installations d'OS X sur Hackintosh.
Raison de l'édition : Actualisation 20/10/2016


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